1-La pomme dans tous ses états au Moyen-Age

 

Conférencier :

Marie Casset est historienne, spécialiste de l'histoire médiévale, Maître de conférences honoraire, écrivaine.

 

 Résumé :

 La pomme c'est d'abord des mots : pomum le fruit rond, malum la pomme. La pomme c'est aussi, après de longs débats, le fruit défendu croqué par Ève.

 

Les pommiers sauvages sont présents dans tout l'hémisphère nord et leur domestication s’effectue en Asie centrale il y a entre 10 000 et 4 000 ans. Les pommiers domestiques d'Europe de l'ouest, connus depuis l'Antiquité (1 500 ans), sont issus de l’hybridation entre pommiers sauvages locaux et pommiers domestiques du Proche-Orient. À la fin du Moyen Âge, de nombreuses variétés de pommes sont citées dans les sources dont certaines encore connues aujourd’hui (Capendu, Bédane). Entre le XIe et le XVe siècle, les superficies des vergers de pommiers s'étendent : aux portes des châteaux et des manoirs, à la périphérie des monastères. Le ramassage des pommes est une des corvées due au seigneur, les récoltes sont soumises à l'impôt, la dîme, des jardiniers spécialisés vont dans les forêts arracher des pommiers sauvages pour en faire des porte-greffes. La pomme est peu utilisée dans la cuisine.

 

Le cidre est la principale issue des pommes des vergers. Il s’agit clairement d’une boisson fermentée (succus malorum, vinum pomum, sicera), dénommée « cidre » à partir du XIIe siècle dont la production reste majoritairement à vocation familiale.

 

La production à vocation commerciale reste longtemps localisée dans quelques régions (pays Basque, pays d'Auge, Bessin, pays d’Othe) et c'est une boisson qui n'est pas toujours appréciée. Au XIVe siècle, la consommation explose dans les villes (Rouen, Paris) comme dans les campagnes (Orne, Maine, Ile de France). Cette extension est parallèle au recul de la production viticole au nord de la Loire, qu'il faut lier à la détérioration du climat. Sur les tables modestes, sur les chantiers, dans les garnisons, le cidre remplace la cervoise ; ailleurs (Picardie, Flandre) c'est une nouvelle boisson, la bière, qui l'emporte. Le succès du cidre se prolonge après le XVe et gagne des régions où il n’était quasiment pas commercialisé (Bretagne).

 



2- Les erreurs de jugement

 


Conférencier :

Jacques Fischer est  Professeur des Universités, enseignant en psychologie sociale

 Résumé :

 

En 2002, Kahneman un psychologue spécialisé dans l’économie comportementale reçoit un prix Nobel pour ses travaux sur les erreurs de jugement. En 2017, rebelote, un second économiste comportementalisme se voit attribuer un nouveau prix Nobel pour ses travaux sur l’application de processus proches (les « nudges »). En moins de 20 ans, 2 Nobel ont consacré les erreurs de jugement ! Cette communication montrera comment naissent les principales erreurs de jugement, comment nous pouvons les utiliser positivement et comment nous pouvons tenter d’éviter leurs impacts qui peuvent se révéler très coûteux pour les individus comme pour les organisations.



3 -  De la motte castrale à l'architecture bastionnée

Réservé adhérents


Conférencier :

Michel David, historien

 

 Résumé :

 

Des remparts de Carcassonne à la citadelle de Lille, la France s’est autrefois couverte de châteaux et de forteresses qui demeurent les témoins d’une histoire riche et souvent tourmentée. Face à l’assaillant, quel qu’il fut, le souci naturel des populations a toujours été d’assurer la défense de la communauté en trouvant protection à l’abri des talus, des palissades, des murs et des remparts. Comment cette architecture de défense a-t-elle évolué au cours des siècles ? En fonction de quels critères a-t-elle été contrainte de s’adapter pour remplir son office ? Alors que la préservation du patrimoine demeure un souci de plus en plus partagé, il apparait d’autant plus utile d’acquérir une meilleure connaissance de ces vestiges légués par nos pères. Notre admiration pour ces monuments ne peut que s’en trouvée renforcée.

 

 



4- Petits et grands procès des chouans du Morbihan


Conférencier :

Jean Guillot est historien de formation universitaire et commissaire divisionnaire de la Police nationale (ER). Il a publié en tant qu'écrivain  "Révolution et chouannerie en Morbihan 1789-1804", " Les derniers Chouans du Morbihan : 1830-1850", ... et son huitième ouvrage "Le juge et le chouan" vint de paraître (juin 2019).

Résumé :

Comment furent jugés les chouans et pour quels crimes furent-ils condamnés ? C’est la question à laquelle Jean GUILLOT a tenté de répondre dans son dernier ouvrage « Le Juge et le Chouan ». Il a sélectionné 600 dossiers d’individus présentés devant les juridictions de la République naissante. Mais il a sélectionné les affaires les plus intéressantes ou les plus emblématiques permettant de faire connaissance non seulement avec les grands noms de la Chouannerie, mais aussi avec les sans-grades ignorés par les historiens. Il aborde aussi des thèmes nouveaux : les femmes dans la chouannerie, l’univers carcéral… Trois juridictions auront à connaître les chouans ou les suspects de Chouannerie : Le Tribunal Criminel Civil, le Tribunal Criminel militaire et les commissions militaires. Le premier va se montrer particulièrement sans pitié avec les prêtres réfractaires et les nobles, mais beaucoup plus indulgent avec les chouans ; on ne trouve d’ailleurs aucune ligne directrice dans la politique pénale qui ressemble à une loterie et un très grand nombre de chouans échappent ainsi à la guillotine quand ils ne disparaissent pas dans l’univers carcéral. Devant l’indulgence de ces bourgeois girondins souvent enrichis par l’achat de biens nationaux, on optera souvent pour les commissions militaires qui fusillent sur les lieux des arrestations. Quant au Tribunal Criminel Militaire il est aussi répressif, bien que ce soit les magistrats civils qui siègent dans cette instance !

 

La Chouannerie moribonde voit un Bonaparte et un Fouché désireux d’en finir par tous les moyens avec les derniers insurgés.

 

                Le propos du conférencier privilégie la « petite histoire » très narrative et évite de tomber dans la sécheresse des procédures judiciaires qui tiennent parfois sur une seule feuille de papier…

                « La Justice hâtive est une marâtre de malheur » (proverbe médiéval)

 



5- Pourquoi l'Europe a-t-elle perdu la paix ? (1919-1939)

 


Conférencier :

François Ars, Historien -professeur en université, docteur en histoire spécialisé en sciences politiques et sciences historiques.

Résumé :

Après que l'armistice fut signé le 11 novembre 1918, la paix restait à

construire. Jusqu'en juin 1919 les négociations compliquées aboutirent finalement à divers traités dont celui de Versailles qui rejetait la faute de la guerre sur l'Allemagne  et ses alliés. L'Europe pensait en avoir terminée avec la guerre. Malheureusement ces traités incomplets et vexatoires à plus d'un titre furent les points de démarrage d'une frustration des puissances vaincues qui montant crescendo se solda par la reprise du conflit entre 1939 et 1945. L'Europe devait se "suicider" ainsi une seconde fois !

 



6 - Les Princes des lys :

splendeurs de la cour en France en 1400

 


Conférencier :

Pierre-Marie Sallé est enseignant- chercheur et guide-conférencier.

Diplômé de l'histoire de l'art et de l'école du Louvre.

 Doctorant en histoire de l'art moderne et histoire des religions à l'Ecole pratique des hautes études, il prépare actuellement une thèse sur "les abbatiales de la congrégation monastique bénédictine de Saint-Maur.

 Chargé d'études et de recherche à l'INHA depuis octobre 2015,

 Domaine de recherche : histoire de l'art, du patrimoine et des religions XVIIe-XVIIIe siècles.

Résumé :

 Paris en 1400 est déjà un extraordinaire foyer de production artistique, particulièrement dans l'artisanat de luxe. Sous le règne de Charles VI, les oncles et frères du Roi rivalisent de splendeur dans les commandes d'architecture, de sculpture, d'orfèvrerie, d'enluminure... Entre la cour de France, la cour de Berry, la cour de Bourgogne,... l'éclat des Princes des lys nous a laissé des chefs-d'oeuvre parmi les plus connus du Moyen-âge comme les Très Riches Heures du Duc de Berry, mais bien d'autres encore...



7 -  Les Jardins de Versailles


Conférencier :

Pierre-Marie Sallé est enseignant- chercheur et guide-conférencier.

Diplômé de l'histoire de l'art et de l'école du Louvre.

 Doctorant en histoire de l'art moderne et histoire des religions à l'Ecole pratique des hautes études, il prépare actuellement une thèse sur "les abbatiales de la congrégation monastique bénédictine de Saint-Maur.

 Chargé d'études et de recherche à l'INHA depuis octobre 2015,

 Domaine de recherche : histoire de l'art, du patrimoine et des religions XVIIe-XVIIIe siècles.

Résumé :

 Le sommet de l'art de Le Nôtre culmine dans les jardins du Roi-Soleil. Le grand artiste sait mettre sa science de la perspective et de la surprise au service de la politique artistique de Louis XIV. Jusqu'à l'horizon, l’œil du jardinier-géomètre prend possession du paysage en affirmant la domination de l'architecture sur le végétal. Mais le parc de Versailles est aussi celui des bosquets, qui permet une variation de motifs menant le promeneur de surprise en surprise. Fabriques et sculptures peuplent un jardin qui est une allégorie de la puissance du monarque.

 



8 -  Le Big Bang


Conférencier :

 Gérard Le Merdy, enseignant retraité, a participé plusieurs années à un groupe d'hsitoire des math de l'IREM, anime un cours  d'histoire des sciences régulièrement au Cercle Culturel de Carnac effectue des conférences à la médiathèque de Locmariaquer depuis 2016.      Il espère contribuer à combler le fossé qui s'est ouvert entre la science et la culture dite "générale“.

 

Résumé :

Cette intervention sur le Big Bang devrait permettre de comprendre un peu mieux l'enchainement de faits expérimentaux et de théories qui ont amené la communauté scientifique à notre conception actuelle de l'histoire de l'univers. Cela donnera aussi l'occasion de revenir sur les échanges entre l'abbé Lemaitre (père de la théorie du Big Bang) et le pape Pie XII à propos des rapports entre science et foi religieuse.

 

 



9 - Exploration de la Lune : il y a 50 ans, les missions Apollo, et maintenant ?


Conférencier :

 Thomas Appéré

 Astronome - Enseignant en Physique-Chimie au lycée St Paul à Vannes, Thomas Appéré est titulaire d'un doctorat en Planétologie et d'un diplôme d'ingénieur physicien. Ses compétences couvrent un large spectre, de la diffusion des connaissances et des savoir-faire au traitement et à l'analyse d'images hyper-spectrales.

 

Résumé :

Le 21 juillet 1969, deux hommes foulaient pour la première fois la surface de la Lune. 50 ans plus tard, une nouvelle course à la Lune se dessine, principalement entre les États-Unis et la Chine. 

 

Au cours de cet exposé, je reviendrai sur la course à l'espace entre Américains et Soviétiques qui débuta avec le succès de Spoutnik 1 en 1958. Puis je détaillerai la formidable épopée des missions Apollo. Enfin, je ferai le point sur les programmes des différentes nations qui participent à la nouvelle course à la Lune.

 

 

 



10 - Récit de voyage 

la Louisiane

 


Conférencier : Brigitte Hervé

consultante informatique et écrivaine

 

Résumé :

 Si je dis Louisiane, qu’est-ce que cela évoque en vous ? Les crinolines de Scarlett O’Hara dans les plantations de coton ? Nos cousins Cajuns et les alligators dans les bayous saumâtres ? Le pétrole roi ? L’esclavage et la traite des noirs dans les états confédérés de la guerre de sécession ? Afin de raviver vos souvenirs et vos fantasmes de ce beau pays, je vous propose un voyage express dans la Louisiane contemporaine, qui cherche à garder son âme si particulière dans la vie américaine standardisée. »

 



11 - Une étoile en plein jour … le Soleil


Conférencier :

Jacques Barbot, astronome et astrophysicien

 

Résumé :

Parmi les milliards de milliards d’étoiles de notre proche univers, le Soleil est la seule qu’on voit en plein jour. Ce n’est que vers 1920 qu’on a commencé à comprendre son fonctionnement : la fusion nucléaire. Aujourd’hui, son observation est à la portée des astronomes amateurs qui peuvent voir les gigantesques protubérances, les filaments et les taches de ce monstre énergétique dont on redoute les colères. Une sonde vient de partir « Parker Solar probe » pour s’approcher à seulement 6 millions de km de sa surface en 2024. En attendant les spécialistes de posent bien des questions, on murmure que le Soleil devrait prochainement connaître une inhabituelle période de très faible activité. Ce changement pourrait affecter de façon importante le climat terrestre. En tout cas le nombre de taches solaires anormalement bas indiquerait que le Soleil se dirige progressivement vers une période de calme plat, nous glisserions alors vers une période plus froide. Une affaire à suivre ?

 



12 - Antonin Dvorak


Conférencier :

Bien que s'étant spécialisé dans les musiques électroniques et raves, Guillaume Kosmicki, musicologue, est tout aussi passionné et passionnant dans le domaine de la musique classique, l'opéra, les musiques savantes du XXième ou le jazz. Tout en étant chargé de cours à l'université de Metz, conférencier, ..., Guillaume Kosmicki est aussi guitariste, violoniste, chanteur, ... et  a publié 4 livres sur des sujets de musiques électroniques, musiques savantes, ...


Résumé :

Antonín Dvorak (1841-1904)Par son œuvre, Antonín Dvorak incarne parfaitement la tendance de la montée des écoles nationales de la seconde moitié du XIXe siècle. Ses compositions s’inspirent en effet des folklores moraves et bohèmes, des lieux, des légendes, des mythes et de l’histoire de son peuple, donnant une existence à un pays tchèque alors intégré dans l’immense empire austro-hongrois. Dvorak est l’héritier direct de Smetana. Plus conciliant que ce dernier, il est soutenu par Brahms et honoré par l’Empereur François Joseph. Sa carrière le mène dans de nombreux pays d’Europe mais aussi jusqu’à New York, où il est nommé directeur du Conservatoire national de 1892 à 1895, en charge d’initier la recherche d’une musique purement américaine auprès de ses élèves. C’est à cette occasion qu’il compose sa célèbre 9ème Symphonie «du Nouveau Monde» ainsi que son Quatuor américain